Voir le verre à moitié vide ou à moitié plein ...

Mis à jour : 6 nov. 2020


« L'optimiste est plus heureux non pas parce qu'il ne voit pas la réalité telle qu'elle est mais parce qu'il porte un regard différent sur elle : un regard de confiance en sa capacité d'agir. Voilà sa force : là où le pessimiste se sent impuissant, l'optimiste sait identifier des portes de sortie. »

Martin Seligman

La force de l'optimisme, Editions Pocket, 2012




Bien souvent, les optimistes ont la réputation de ne voir que le bon côté des choses. Comme si des œillères masquaient les parts les plus désagréables ou douloureuses de la vie pour ne conserver que le positif, l’amusant, le beau. Dans une société où l’injonction au bonheur sévit, les âmes les plus rebelles refusent de se conformer à cette tendance qui paraît utopique, voire naïve. Il est ainsi tentant de résister face à ce concept "à la mode".


Les fausses croyances et les idées-reçues se répandent à tout-va et, sans surprise, l’optimisme est lui aussi touché !


Car l’optimiste n’est pas cet heureux béat au sourire figé, un peu « brave » comme on le dirait dans le sud. Non, l’optimiste est lucide ! L’optimiste est celui qui voit le verre, l’eau, la table, la pièce et qui s’autorise à penser que c’est une chance d’avoir un verre d’eau fraîche dans cette chaleur estivale. L’optimiste est celui qui adopte une attitude d’ouverture lui permettant de choisir là où il porte son attention. L’optimiste a confiance en la vie et en l’avenir. Mais l’optimiste sait aussi s’adapter à ses aléas. « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté » disait Churchill.


Pour Peterson & Seligman, pionniers de la psychologie positive, l’optimisme, ou le pessimisme, est un style cognitif, ce qui correspond à la manière dont un individu perçoit, comprend et intègre les événements auxquels il est confronté. En fonction du système d’attribution causale à travers lequel nous fonctionnons, nous allons considérer que la responsabilité de ce que nous vivons est interne ou externe, stable ou instable, globale ou spécifique.

Par exemple, si j’échoue à un concours et que je considère que je ne m’étais pas assez couché tôt la veille (interne) mais que je suis compétent (stable) et que je n’ai aussi pas suffisamment révisé (spécifique), je suis plutôt… un optimiste ! Alors que le pessimiste se dira certainement que ce n’était pas de sa faute car il était trop fatigué (externe), que de toute façon, les concours ne sont pas fiables (instable) et qu’il n’a jamais de chance (globale).


Optimisme ou pessimisme, la sentence est-elle irrévocable ?


Les études ont montré qu’en grande partie l’optimisme ou le pessimisme était une composante génétique. A l’instar de l’anxiété ou de la résilience, nous ne sommes pas tous égaux. Néanmoins, l’optimisme est une force qui se cultive ! Un sprinter ne se rendrait pas sur la piste de course sans préparation et échauffement, de la même manière nous pouvons nous entraîner à l’optimisme. Si cela peut paraître peu naturel au départ, et nous demander de la rigueur pour que l’apprentissage soit bénéfique, les efforts sont toujours payants avec l’optimisme !

Un exercice simple pour s’entraîner à l’optimisme


Chaque soir, noter 3 événements positifs de notre journée. Un rituel à adopter de toute urgence !

BONUS : Ce rituel peut être réalisé en famille. Au moment du repas, chacun son tour, prendre quelques minutes pour partager aux autres ce qui a illuminé notre journée. Car l’optimisme qui se partage est encore plus puissant !

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