Lorsque fin d'année rime avec solitude


Ah les fêtes de fin d’année… Synonyme de course aux cadeaux, de feuilletons à l’eau de rose, de menus à organiser, de tenues festives à prévoir et, pour cette fois-ci, de COVID à intégrer à l’effervescence habituelle de cette période si réjouissante pour la plupart d’entre nous.


Souvent s’y exprime le bon stress, celui qui nous fait ressentir de l’excitation et qui active dans notre corps de l’adrénaline. Décembre rime avec famille, amis, abondance et joie. Il annonce le renouveau d’une année à venir, pleine de promesses et de bonnes résolutions…


Mais pour certains, peu visibles dans les médias et dans notre quotidien, cette période est parfois la plus douloureuse de l’année. Lorsque l’heure est venue de se réunir et de partager, comment ne pas être confrontés à l’âcre sentiment de solitude qui nous habite alors que… nous sommes seuls ! Notre attention s’oriente si facilement sur les dysfonctionnements et les aspects négatifs de notre existence, pourtant, en décembre, le filtre adopté est celui du positivisme. Or, beaucoup d’entre nous, pour des raisons diverses, traversent ce mois avec tristesse, dans l’isolement. Il y a ceux qui ont tout perdu, ceux qui ont fait face à des drames, à des deuils. Ceux que la vie et la société mettent de côté. Ceux qui doivent survivre et ne peuvent pas se permettre de simplement vivre. Ceux qui à cause de la situation sanitaire se retrouvent séparés de leur proche ou au milieu de conflits. Et puis aussi ceux qui se sentent seuls, même lorsqu’ils sont entourés…


Le principal piège dans ce contexte, c’est l’injonction au bonheur. La grande spécialité sociale de ces dernières années. Nous sommes conditionnés depuis l’enfance à la magie de Noël et aux paillettes du jour de l’an. S’ajoute à cela le matraquage médiatique qui démarre dès le mois de novembre, pour nous inviter au bonheur et… à la consommation !


À chaque solstice, son style, car le pendant estival existe : bikini body, plage paradisiaque, mojito et huile solaire au programme. Une manière différente de nous laisser penser que nos vies devraient être bien plus instagrammables.


Du point de vue psychologique, cette injonction au bonheur nous amène irrésistiblement à nous comparer. Bien souvent, nous faisons preuve de distorsions cognitives. Idéalisant la vie des autres, et ne considérant que la part négative de la sienne.

Comment changer posture pour vivre cette période avec douceur ?

1/ Poser un nouveau regard sur la situation


Que signifie réellement pour moi cette période ? Qu’a-t-elle de différent du reste de l’année ? Qu’est-ce qui serait bon pour moi, et que je souhaiterais faire ?

Se questionner sur ses propres représentations, et non pas sur celles qu’on nous impose d’avoir, c’est cultiver sa singularité et regagner en liberté ! La liberté de vivre ce moment comme nous avons envie de le vivre. La liberté de ne rien faire. La liberté de faire différemment !


2/ Déjouer les pièges de la comparaison


En cultivant la gratitude, cette « émotion souvent intense, ressentie lorsque l’on reconnaît le bien-être d’une intention, d’un geste, ou encore d’une présence. »1.

La comparaison nous invite à nous focaliser sur le manque et génère envie et frustration. La gratitude quant à elle permet d’orienter notre attention vers ce que nous possédons déjà, vers ce qui est positif et qui fait sens dans nos vies.

« La gratitude peut transformer votre routine en jour de fête. »

William Arthur Ward


3/ Prendre soin


Qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ? Qu’est-ce qui me permettrait de me sentir utile ? Qu’est-ce qui me ferait du bien ?

Si le cœur nous en dit, cela peut aussi être l’occasion de se tourner vers l’extérieur en se rendant bienfaisant à l’égard d’une cause qui nous est chère. Ou bien se tourner vers l’intérieur en renouant avec nos besoins. Sortir de l’urgence de nos quotidiens et se préoccuper de ce qui est réellement important pour soi.




Et parce que l'humour est aussi une ressource psychologique majeure, pourquoi ne pas passer un moment décalé en compagnie d'Olivia Hagimont ? Une recommandation de Christophe André, à consommer sans modération !


« Un soir de Noël, des cadeaux, une dinde et surtout toute la famille réunie.

Onze personnes avec leurs histoires, leurs envies, leurs défauts qui vont transformer cette soirée en empoignade tragi-comique.

Un vrai repas de famille : en entrée, des piques et des reproches ; des vacheries en plat de résistance ; mais pour finir, en guise de dessert, de l’amour, surtout !

Toute ressemblance avec de vraies personnes serait, évidemment, un pur hasard ! » O. H.


Une bande dessinée pour rire et surmonter ce qui nous fait souffrir en famille.


« Le livre talentueux d’Olivia Hagimont, plein de lucidité et d’affection pour le genre humain, respire et attire comme une pièce de théâtre. » Christophe André.






1. Shankland, Durand, Paucsik, Kotsou & André, Mettre en œuvre un programme de psychologie positive, Dunod, 2018


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